Pandémie

L’évolution de la pandémie en 2021 :

Les premières semaines de 2021, pourtant si proches, sont remplies d’incertitudes. Avant même la question des vaccins, qui ne changera pas grand-chose en janvier, la question est surtout de savoir quelle va être l’évolution de la pandémie alors que l’hiver s’abat sur l’hémisphère nord, que les fêtes de fin d’année planent telle une épée de Damoclès et qu’une souche mutante a décidé, fin décembre, de venir ternir une année 2020 décidément loin d’être réjouissante.

Si l’on sait que le coronavirus peut exploser en plein été, le rôle de la météo (plus d’informations dans notre article dédié) dans la dynamique de l’épidémie est de plus en plus reconnu par la communauté scientifique. Le mystère reste entier sur sa cause réelle, entre impact du froid sur le virus ou sur nos comportements.

On s’en doutait dès le début – vu le fonctionnement des autres coronavirus – et les derniers mois de 2020 ont donné une observation on ne peut plus concrète: les secondes vagues quasi simultanées dans toute l’Europe et en Amérique du Nord en septembre sont assez éloquentes et font craindre un début d’année 2021 alarmant.

Car si les températures ont chuté tout au long des derniers mois, l’hiver n’a commencé qu’aux derniers jours de 2020. L’épidémie de grippe classique, virus saisonnier par excellence, démarre en général fin décembre ou début janvier. Surtout, la France, comme le reste de l’Europe, débute 2021 avec une situation épidémique loin d’être réglée.

Noël au balcon, janvier en réanimation ?

Certes, les mesures d’octobre ont permis de juguler la seconde vague, mais le niveau de contamination reste élevé et ne baisse plus depuis la fin du mois de novembre. “L’hiver va durer jusqu’en mars, il faut se préparer à ce que ce soit difficile”, met en garde l’épidémiologiste Dominique Costagliola, directrice de recherche à l’Inserm. “L’équilibre est fragile et il suffirait de peu de choses pour que ça reparte, par exemple l’augmentation des contacts à Noël”.

C’est en effet la seconde grande interrogation de ce début d’année: quel sera l’impact sur l’épidémie des fêtes de Noël et du réveillon du Nouvel an? Pas besoin d’avoir un doctorat en épidémiologie pour comprendre que théoriquement, une réunion de famille avec une ou plusieurs dizaines de personnes partageant un repas pendant toute une soirée dans une même pièce, qui plus est fermée du fait des températures hivernales, est un terrain de jeu parfait pour le coronavirus. Surtout pour les Français, qui ont eu le droit à l’un des Noël les plus souples d’Europe.

Mais comme pour Thanksgiving en Amérique du Nord, l’impact réel des fêtes de fin d’année ne sera clair qu’à la fin du mois de janvier. Le temps que les contaminés du réveillon incubent, tombent malade, puis se retrouvent pour certains en réanimation, voire décèdent.

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